La chirurgie endoscopique gynécologique regroupe des techniques chirurgicales mini-invasives utilisées pour explorer, diagnostiquer et traiter diverses pathologies de l’appareil génital féminin à l’aide d’un endoscope. Réalisées sans ouverture abdominale large, cette intervention offre une récupération plus rapide, moins de douleurs postopératoires et un risque réduit de complications.
Elle est couramment utilisée dans la prise en charge de nombreuses affections gynécologiques, qu’elles soient bénignes ou plus complexes. Que ce soit pour retirer un kyste ovarien, traiter une pathologie qui peut être une cause d’infertilité, prendre en charge une endométriose douloureuse ou encore contrôler des saignements utérins anormaux, la chirurgie endoscopique permet d’agir avec précision tout en préservant les structures anatomiques.
Hystéroscopie chirurgicale
L’hystéroscopie consiste à visualiser l’intérieur de l’utérus à l’aide d’une lentille insérée par le vagin et le col de l’utérus. Elle permet d’inspecter la cavité utérine et de diagnostiquer toute pathologie intra-utérine. Les avancées majeures en matière d’équipement hystéroscopique permettent de réaliser des interventions chirurgicales par hystéroscopie pour traiter diverses pathologies. Ces interventions sont généralement réalisées en ambulatoire.
Laparoscopie pelvienne
La laparoscopie consiste à visualiser la cavité péritonéale, y compris le bassin, à l’aide d’une lentille insérée par l’ombilic. Cela permet l’inspection des organes abdominaux, et plus particulièrement des organes pelviens, en gynécologie. L’ajout de deux à trois incisions plus petites (5 mm) permet de réaliser des interventions chirurgicales pelviennes, même majeures, grâce à cette technique d’accès minimal.

Champ d’application
Les techniques endoscopiques, qu’elles soient hystéroscopiques ou laparoscopiques, ont profondément transformé la chirurgie gynécologique moderne. Elles offrent une alternative efficace et moins invasive à la chirurgie conventionnelle pour un large éventail de pathologies touchant l’appareil reproducteur féminin. Ces approches permettent non seulement une meilleure exploration diagnostique, mais aussi une prise en charge thérapeutique ciblée, tout en minimisant les complications et en optimisant la récupération.
Adhérences abdominales
Une intervention chirurgicale abdominale ou pelvienne antérieure peut entraîner la formation d’adhérences entre les organes intestinaux et pelviens et la paroi abdominale. Cela peut provoquer des douleurs abdominales et être une cause d’infertilité. Ces adhérences peuvent être libérées par laparoscopie opératoire. Le grossissement et les instruments spécialisés utilisés lors de la laparoscopie sont particulièrement utiles lors de l’adhésiolyse, permettant d’identifier les plans tissulaires et les structures vitales. Cela peut restaurer une fonction intestinale normale et améliorer la fertilité.
La pose d’un un cerclage cervical par voie vaginale
L’insuffisance cervicale ou l’incompétence du col désigne l’incapacité du col de l’utérus à mener une grossesse normale jusqu’à son terme. Elle résulte généralement d’une faiblesse tissulaire ou d’une intervention chirurgicale antérieure du col. Ces patientes présentent généralement plusieurs fausses couches au cours du deuxième trimestre. Dans ces cas, la prise en charge initiale consiste généralement à poser un cerclage du col de l’utérus par voie pelvienne.
Chirurgie de l’endométriose
La chirurgie endoscopique de l’endométriose, souvent réalisée par laparoscopie, est une approche minimalement invasive qui permet de traiter les lésions tout en préservant au maximum les organes reproducteurs et les tissus sains. Elle est particulièrement indiquée lorsque les traitements hormonaux échouent ou en cas de douleurs pelviennes sévères ou d’infertilité liée à la maladie.
Cette technique utilise un endoscope, une caméra fine insérée par de petites incisions abdominales, pour visualiser et retirer les tissus endométriosiques. Deux méthodes sont principalement utilisées :
- L’excision, qui consiste à découper les lésions en profondeur — c’est la méthode la plus efficace pour soulager durablement la douleur.
- L’ablation, qui brûle les lésions superficielles — moins invasive mais aussi moins complète.
L’objectif est double : soulager les symptômes (douleurs, troubles digestifs ou urinaires) et préserver la fertilité. Cette approche conservatrice est souvent privilégiée chez les femmes jeunes ou souhaitant concevoir.
Hystérectomie laparoscopique
L’hystérectomie laparoscopique est une intervention mini-invasive conçue pour remplacer l’hystérectomie abdominale. Il est bien établi que les patientes ayant subi une hystérectomie laparoscopique ressentent moins de douleur, saignent moins, présentent moins de risques d’infection et reprennent plus rapidement le travail et leurs activités normales que celles ayant subi une hystérectomie abdominale.
Fibromes et polypes sous-muqueux
Les fibromes et les polypes sous-muqueux sont tous deux responsables de saignements utérins anormaux et peuvent également contribuer à l’infertilité. La prise en charge de ces deux pathologies s’est considérablement améliorée grâce aux progrès de la technologie endoscopique. Ces avancées permettent de pratiquer la résection des fibromes et des polypes en ambulatoire. Le gynécologue utilise des barrières anti-adhérences intra-utérines fondées sur les dernières données probantes afin de minimiser les cicatrices et la formation d’adhérences après notre chirurgie hystéroscopique.
Cloison utérine et adhérences
Un septum utérin est généralement une malformation congénitale de l’utérus, mais il peut également se développer suite à des cicatrices et à la formation d’adhérences après des interventions utérines antérieures. Le traitement le plus courant pour un septum utérin est l’ablation chirurgicale, connue sous le nom de septoplastie hystéroscopique. Au cours de cette procédure mini-invasive, un instrument fin avec une caméra est inséré à travers le col de l’utérus dans l’utérus, permettant au chirurgien de retirer le septum.