La fécondation in vitro: FIV conventionnelle/ICSI/IMSI

En Tunisie, la fécondation médicalement assistée s’adresse uniquement aux couples hétérosexuels mariés. Le spermatozoïde et l’ovocyte doivent appartenir exclusivement aux deux conjoints, les deux membres du couple doivent être vivants et en cas de décès de l’un des deux membres du couple concerné, la congélation des gamètes et d’embryons sera interrompue et les gamètes et les embryons congelés seront obligatoirement détruits.

La fécondation médicalement assistée regroupe les différentes techniques qui permettent à un couple infertile d’obtenir une grossesse en favorisant la rencontre entre les gamètes mâles et femelles.
Les principaux services liés à la fécondation médicalement assistée sont: L’insémination artificielle intra-utérine avec sperme du conjoint (IAC), la fécondation in vitro classique (FIV), la micro-injection (ICSI: Injection intra-cytoplasmique de spermatozoïde) et l’injection intra-cytoplasmique de spermatozoïdes morphologiquement sélectionnés (IMSI). Ces techniques sont pratiquées par des médecins gynécologues et des biologistes spécialisés dans l’assistance médicale à la procréation (PMA).

La fécondation in vitro: FIV, ICSI et IMSI

La fécondation in vitro en Tunisie

La fécondation in vitro conventionnelle – FIV

La fécondation in vitro est une technique de procréation médicalement assistée. Elle consiste à mettre des ovules en contact avec des spermatozoïdes dans un laboratoire, afin de faire naître un embryon qui sera implanté par la suite dans l’utérus de la mère ou dans celui d’une mère porteuse.
La FIV a pour objectif de recréer en laboratoire les étapes de la fécondation naturelle tout en maximisant les chances de succès. Cette technique, dite « in vitro » car la fécondation se passe à l’extérieur du corps de la femme.

Dans quel cas faire une fécondation in vitro?

Une évaluation de la fertilité de l’homme et de la femme est nécessaire avant d’engager une patiente dans un parcours de fécondation in vitro et ceci par un examen physique et une série d’examens complémentaires.
Le recours à la fécondation in vitro est indiqué quand l’infertilité d’un couple désireux d’avoir un enfant est due, chez la femme, à un obstacle situé dans les trompes de Fallope (absence de trompes, trompes bouchées), qui empêche la rencontre des spermatozoïdes et de l’ovule. D’autres indications peuvent bénéficier de la fécondation in vitro: Oligozoospermie, tératozoospermie, asthénozoospermie, cryptozoospermie…
La fécondation in vitro est indiquée chaque fois qu’il y a une indication médicale à recourir à cette technique après un bilan complet.
La fécondation in vitro est le traitement de référence en cas de :

  • Problèmes fonctionnels des trompes.
  • Altération du sperme avec moin de 1 million de spermatozoïdes mobiles au TMS.
  • Les malformations des voies spermatiques.
  • Endométriose sévère stade 3 ou 4.
  • Infertilité inexpliquée (6% des cas d’infertilité).
  • Indication génétique.

Les facteurs de réussite d’une fécondation in vitro

La réussite du traitement de fécondation in vitro s’évalue toujours en fonction de plusieurs facteurs comme l’âge de la patiente, la qualité embryonnaire et les problèmes de fertilité sous-jacents.

Les étapes de la fécondation in vitro (FIV conventionnelle)

Stimulation des ovaires

Pratiquement tous les processus de la fécondation médicalement assistée (FIV, ICSI, IMSI) impliquent la réalisation d’un traitement de stimulation ovarienne, l’objectif est d’obtenir un grand nombre d’ovocytes (une dizaine), on parle alors d’une stimulation ovarienne contrôlée.
Les taux de réussite de la fécondation in vitro sont corrélés au nombre d’ovules prélevés pour effectuer un traitement de fécondation in vitro.

Prélèvement des ovocytes mûrs

Le prélèvement des ovocytes s’effectue pendant une intervention en salle d’opération, que nous appelons aussi, ponction d’ovocytes.
Le gynécologue visualise par échographie les follicules mûrs qui sont très visibles à la surface de l’ovaire. Il introduit la sonde endovaginale incorporée à l’aiguille d’aspiration à travers le vagin, en direction des ovaires. Le contenu des follicules (ovocyte entouré de quelques cellules et du liquide folliculaire) est aspiré dans une seringue.

Les ovocytes recueillis sont placés dans un milieu de culture puis conservés dans un incubateur qui reproduit les conditions proches de celles rencontrées dans la trompe.

Recueil et traitement du sperme

Les ovocytes collectés sont amenés au laboratoire de PMA, où ils sont soumis à une préparation avant la mise en fécondation. Parallèlement, le sperme est activé pour améliorer et augmenter sa capacité fécondatrice.

Le recueil du sperme du conjoint se fait par masturbation le jour de la ponction folliculaire, sauf dans des cas particuliers où une intervention chirurgicale est nécessaire.

Fertilisation

Quelques centaines de milliers de spermatozoïdes sont mis au contact de l’ovocyte dans des conditions qui se rapprochent de celles du corps humain. Les spermatozoïdes mobiles viennent spontanément, sans aide extérieure, au contact de l’ovocyte. Dans ce laps de temps, il faudrait qu’un seul spermatozoïde pénètre dans chaque ovocyte et le féconde. En général, un ovocyte sur deux est fécondé et donnent 24 heures après, des embryons de 2 à 4 cellules.

Transfert embryonnaire

Les embryons sont replacés dans l’utérus 2, 3 ou 5 jours après la ponction, selon la procédure la mieux adaptée à la situation de la patiente. Les transferts se font sous contrôle échographique et les embryons sont déposés dans la cavité utérine par voie vaginale. C’est un geste simple, rapide et indolore.
Si les étapes du traitement par fécondation in vitro ont été terminées avec succès, après 15 jours, la femme pourra réaliser un test de grossesse. Un ou plusieurs embryons (appelés surnuméraires) peuvent être aussi conservés grâce à la congélation pour des essais ultérieurs.

Pour réussir une fécondation in vitro

Il existe de nombreux facteurs qui influencent le succès de la fécondation in vitro et l’obtention d’une grossesse.

Voici quelques conseils pour augmenter les chances de réussite d’une FIV :

  • Limitez la consommation de tabac, de caféine et d'alcool.
  • Éliminez tous les sports à impact élevé.
  • Maintenez un poids de forme, ni trop de poids ni pas assez.
  • Faites le plein d'acide folique (appelée autrement vitamine B9).

La fécondation in vitro avec micro-injection – ICSI

Dans certains cas, au lieu d’une simple fécondation in vitro, le médecin préconise une ICSI (provient de l’anglais: Intra cytoplasmic sperm injection qui signifie injection intra-cytoplasmique de spermatozoïde), l’ICSI consiste en l’injection d’un seul spermatozoïde dans l’ovocyte, le spermatozoïde est introduit directement dans l’ovule par une micro-aiguille. Cette technique impose une préparation spéciale des ovocytes et des spermatozoïdes.
L’ICSI est conseillée dans les cas d’infertilité masculine où les spermatozoïdes ne peuvent pas féconder l’ovule. Elle est utilisée pour les hommes dont le sperme est de mauvaise qualité, car elle permet de choisir un spermatozoïde de la meilleure qualité possible. L’ICSI est parfois également utilisée lorsque plusieurs tentatives de FIV classique ont échoué.

La fécondation in vitro avec micro-injection – IMSI

L’injection intra-cytoplasmique de spermatozoïdes morphologiquement sélectionnés, aussi appelée IMSI (provient de l’anglais: Intra-cytoplasmic morphologically-selected sperm injection) est une nouvelle technique très sophistiquée de sélection spermatique (cette technique a été introduite en 2001).
L’IMSI est une fécondation in vitro avec micro-injection (ICSI) qui utilise une association de moyens pour pouvoir visionner les spermatozoïdes à un grossissement plus important, en haute résolution. L’IMSI consiste à réaliser, en temps réel, une sélection préalable des spermatozoïdes avant de les injecter dans les ovocytes, les spermatozoïdes sont sélectionnés à l’aide d’un microscope spécial permettant d’obtenir un très fort grossissement (facteur de grossissement de 6.000 – 12.500).

La fécondation in vitro avec EmbryoScope

Le tourisme médical est une activité qui est en plein développement en Tunisie, les centres d’assistance médicale à la procréation (PMA) se multiplient et ils attirent de nombreux patients étrangers qui  viennent pour recevoir des services de soins de haute qualité à des tarifs compétitifs.

Pour offrir aux patients les meilleures garanties de réussite, les grands centres de PMA proposent une nouvelle génération d’incubateur à tous les patients ayant recours à la fécondation in vitro : L’EmbryoScope®

L’EmbryoScope est un incubateur de dernière génération, il est généralement préconisé lors des FIV avec ou sans ICSI/IMSI. Grâce à une meilleure maîtrise de la durée idéale de la division cellulaire, la nouvelle technique améliore les taux de grossesse après une fécondation in vitro. En effet, les chances de grossesse augmentent de 19% lorsque l’EmbryoScope est intégré dans un traitement de FIV.

Cette technologie danoise permet d’obtenir des informations supplémentaires sur le développement des embryons, il est alors possible de sélectionner les meilleurs embryons pour le transfert.

Des études réalisées par des équipes européennes spécialisées dans la fécondation in vitro, ont prouvé l’efficacité de cette nouvelle technique pour réduire les risques de mauvaise implantation de l’embryon ou de fausse couche.

Grâce à l’EmbryoScope, le suivi du développement des embryons peut intervenir sans manipulations extérieures. En outre, l’utilisation de cette technologie nous permet de garder un registre d’images et vidéos de votre futur bébé depuis sa création biologique.

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Fécondation in vitro – FIV/ICSI/IMSI avec EmbryoScope

Insémination artificielle intra-utérine avec sperme du conjoint – IAC

L’insémination artificielle est la technique de la fécondation médicalement assistée la plus ancienne, elle consiste à injecter des spermatozoïdes préparés au laboratoire dans le tractus génital féminin, parfois au niveau du col utérin, mais essentiellement dans la cavité utérine. L’insémination artificielle effectuée avec le sperme du conjoint est appelée insémination intra-utérine avec sperme du conjoint, ou IAC.

L’IAC à pour but d’augmenter les chances de fécondation et de grossesse, chez un couple infertile. En effet, elle permet de court-circuiter les trompes (infertilités tubaires) et de rapprocher les spermatozoïdes des ovocytes (infertilités masculines modérées). Un traitement médicamenteux de stimulation ovarienne est souvent associé aux IAC afin d’augmenter les probabilités de fécondation.

Le prélèvement chirurgical de spermatozoïdes

En fécondation médicalement assistée, le sperme est recueilli à 97% par masturbation, les 3% restants le sont par voie chirurgicale. Certains hommes n’ont aucun spermatozoïde dans le sperme, ou en cas d’azoospermie, il est possible d’obtenir des spermatozoïdes directement du testicule ou de l’épididyme.

Les techniques chirurgicales essentiellement utilisées pour la récupération des spermatozoïdes sont: MESA (Microscopic Epididymal Sperm Aspiration), TESE (Testicular Sperm Extraction), TESA (Testicular Sperm Aspiration), PESA (Percutaneous Epididymal Sperm Aspiration).

Les spermatozoïdes sont alors recueillis et traités, les meilleurs d’entre eux étant utilisés pour une FIV avec micro-injection ICSI ou IMSI.

La congélation d’embryons (cryoconservation des embryons)

Lors d’une fécondation in vitro, les embryons surnuméraires, de bonne qualité évolutive, peuvent être gardés et congelés, avec l’accord du couple.
Ces embryons, après décongélation, pourront être placés dans l’utérus de la femme à une date ultérieure sans qu’il soit nécessaire de réaliser une nouvelle fécondation in vitro.
Grâce à la congélation, les embryons sont préservés pour un usage ultérieur, après un échec de grossesse en transfert frais ou lorsque le couple désire un nouvel enfant.
Aujourd’hui, la cryoconservation des embryons peut être réalisée selon deux techniques: La congélation lente et la congélation ultra-rapide (appelée autrement la vitrification), la vitrification est un processus qui permet de conserver les embryons pendant un temps illimité. Cette congélation ultra-rapide empêche la formation de cristaux de glace pouvant endommager les structures intracellulaires, de nombreuses études et plusieurs méta-analyses ont montré l’efficacité supérieure de la vitrification par rapport à la congélation lente.

Le diagnostic génétique préimplantatoire

Le diagnostic génétique préimplantatoire (DPI) est réalisé pour détecter des anomalies chromosomiques chez des embryons âgés de 3 à 5 jours, issus de la fécondation in vitro (FIV classique ou FIV avec ICSI/IMSI). Le DPI permet alors de ne transférer à la patiente que des embryons génétiquement normaux. Grâce à cette technique, le couple peut débuter une grossesse avec un embryon non atteint d’une maladie génétique.
NOTE: Il ne faut pas confondre le diagnostic génétique préimplantatoire et le diagnostic prénatal, le diagnostic prénatal est proposé aux parents lorsque la grossesse a déjà débuté, alors que le diagnostic génétique préimplantatoire est réalisé après la fécondation in vitro (FIV classique ou FIV avec ICSI/IMSI) et avant l’implantation dans l’utérus.

Les grandes dates de la fécondation médicalement assistée

  • 1790 : La première insémination artificielle intraconjugale (IAC) a eu lieu en Ecosse.
  • 1978 : La naissance de Louise Brown en Angleterre, elle est le premier enfant né après une fécondation in vitro conventionnelle (FIV).
  • 1984 : La première naissance après une congélation embryonnaire a eu lieu en Australie.
  • 1990 : La naissance en Angleterre du premier bébé conçu grâce au DPI.
  • 1992 : La première injection intra-cytoplasmique de spermatozoïde (ICSI) a été effectuée en Belgique.
  • 1999 : La première naissance après vitrification en Australie.
  • 2000 : La première tentative de greffe d’utérus a eu lieu en Arabie saoudite, mais l’utérus est rejeté.
  • 2001 : L’injection intra-cytoplasmique de spermatozoïdes morphologiquement sélectionnés (IMSI) a été pratiquée pour la première fois par Benjamin Bartoov.
  • 2010 : En Espagne, La naissance du premier enfant au monde dont l’embryon a été sélectionné avec un embryoscope.
  • 2013 : La première naissance d’une greffe d’utérus provenant d’une donneuse vivante a eu lieu en Suède.
  • 2017 : Au Brésil, la première naissance d’une greffe d’utérus provenant d’une donneuse décédée.

Les risques liés à la fécondation in vitro (FIV, ICSI et IMSI)

Comme toute intervention médicale, les techniques de fécondation médicalement assistée (FIV, ICSI et IMSI) exposent à des risques ou à des effets indésirables, les complications graves sont exceptionnelles et elles représentent moins de 2% des cycles.

  • L’inefficacité de la stimulation des ovaires.
  • Le syndrome d'hyperstimulation ovarienne (SHSO)
  • Troubles digestifs, ballonnement abdominal.
  • Pesanteur ou douleurs dans le bas-ventre.
  • Des diarrhées, des nausées et des vomissements.
  • Torsion d’ovaire.
  • Les grossesses multiples.
  • Accouchement prématuré et césarienne.
  • Fausses couches.

Si vous avez des questions concernant les différents services liés à la fécondation médicalement assistée (les taux de succès d’une FIV sans ou avec ICSI/IMSI/Embryoscope? les avantages que l’embryoscope peut apporter à votre FIV/ICSI/IMSI? Combien coûte une fécondation in vitro en Tunisie? La fécondation in vitro, est-elle couverte par la CNAM?), n’hésitez pas à contacter le docteur Skander Ben Alaya par Viber/WhatsApp/Gsm: +216 24 090 504.

A lire aussi: La fécondation in vitro avec micro-injection (ICSI et IMSI) et l’assistance médicale à la procréation (IAC, FIV, ICSI et IMSI) – Le site internet du docteur Skander Ben Alaya.